Sri Lanka : le côté obscur d’un paradis

  • 2021
  • ENQUÊTE EXLUSIVE

Destination «tendance» de l’année, le Sri Lanka, perle de l’océan Indien, avec ses réserves naturelles, ses plages de sable blanc et ses prix attractifs, attire de plus en plus de touristes. Mais cette carte postale idyllique masque une réalité plus sombre. Après une guerre civile qui a opposé les deux ethnies du pays, la majorité cinghalaise bouddhistes et la communauté tamoule, pendant 40 ans, l’armée a pris le pouvoir. Omniprésente, elle surveille tout le monde et contrôle tous les secteurs de l’économie, n’hésitant pas à confisquer des terres aux paysans pour y construire des hôtels de luxe, qu’elle gère. Opprimée, victime d’une véritable ségrégation, la communauté tamoule est mise à l’écart dans des bidonvilles et ses membres exploités, dans les plantations de thé notamment.

Au programme, plages de sable fin, cocotiers, réserves naturelles… De quoi donner envie de voyager. Mais sous son côté paradisiaque, le Sri Lanka cache de douloureuses plaies. Guerre civile sanglante, contrôle du pays par l’armée… Une fracture s’est installée entre le tourisme et les conditions de vie des habitants.

Dans cette enquête exclusive, des révélations chocs qui dévoilent un contraste entre le rêve et la réalité. Voici le résumé officiel :

“Le Sri Lanka, la perle de l’Océan Indien, est classée comme la destination tendance de 2017. Réserves naturelles de léopards et d’éléphants, sublimes plages de sable blanc, paradis pour le surf, cocotiers, plantations de thé verdoyantes et prix hyper-compétitifs, l’île attire de plus en plus de touristes, dont beaucoup de Français.Mais derrière ces trésors naturels et cette image idyllique, le Sri Lanka panse encore ses plaies.

Pendant 40 ans, l’île a été déchirée par une guerre civile sanglante qui a opposé les deux ethnies du pays : la majorité cinghalaise bouddhiste et les Tigres tamouls.Ce conflit a fait 70 000 morts et une centaine de milliers de disparus. Aujourd’hui, c’est l’armée, omniprésente, qui contrôle le pays. Elle est partout, surveille tout le monde, dirige chaque secteur de l’économie et n’hésite pas à confisquer les terres aux paysans pour y construire des hôtels de luxe. Des hôtels qu’elle gère elle-même… à la militaire.

L’armée est aussi chargée de faire ” nettoyer ” les zones dangereuses, situées principalement dans le nord de l’île. Des centaines d’hectares sont encore truffés de mines anti-personnelles. Un travail d’une précision chirurgicale et extrêmement dangereux confié aux Tamouls. Chargés de les retirer à la main, sous l’autorité des militaires, ils risquent leur vie à chaque minute.

Opprimée, exploitée, victime d’une véritable ségrégation, la communauté tamoule est mise à l’écart dans des bidonvilles. Ce sont notamment les femmes tamoules qui, contre un salaire de misère (1$ par jour), sont envoyées dans les plantations de Ceylan (ancien nom du Sri Lanka) pour la cueillette du thé, pendant que leurs maris s’intoxiquent en utilisant, sans protection, des pesticides. Une réalité sombre, qui tranche avec la beauté des lieux, à laquelle les touristes venus visiter les plantations n’ont évidemment pas accès.

D’ailleurs, au Sri Lanka, pas question de trop mélanger les touristes avec la population locale. Elle est là principalement pour les servir. La plupart des Sri Lankais se voient même interdire l’accès aux hôtels, aux restaurants et au boîtes de nuits.


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