Le flex aux États-Unis

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Le Flex : une danse encore méconnue il y a 10 ans qui se popularise notamment grâce aux clips et aux médias. Jawar Nadi est parti aux États-Unis rencontrer les pros de la discipline.

Né dans les quartiers difficiles de Brooklyn, le flex s’est imposé comme l’une des danses extrêmes les plus spectaculaires des Etats-Unis. Portrait d’un mouvement issu de la culture hip-hop et porté par une jeunesse noire désespérée.

New Lots Avenue. Brooklyn-Est. Terminus de la ligne de métro numéro 3. Depuis 15 heures, une dizaine de jeunes Afro-Américains traînent sur un terrain décharné tapissé de graviers. Ils parlent fort, miment des coups, s’esclaffent pour un rien. Soudain, l’un d’entre eux exécute un pas et fait mine de se tordre, comme pris de convulsions, aussitôt suivi par un autre. En un clin d’oeil, ils sont à présent plusieurs à enrouler leurs membres, maltraiter leurs bras et jambes dans une suite de combinaisons douloureuses. Lorsque les basses d’un dancehall digital rugissent d’un ghetto-blaster (radiocassette de taille démesurée), les danseurs cette fois se déchainent, infligeant à leur corps des supplices impossibles, à ce point qu’on craint que leurs os ne se brisent.


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